Jacques Attali, « De vous à moi » (2008)

Jacques Attali, « De vous à moi » (2008)

https://youtu.be/5jhaFDUHikg

Voilà ce qu’il faut voir de Jacques Attali.
Ensuite on peut discuter. Et tout le monde a le droit de se tromper, voire de dire d’énormes conneries. Est-ce que Jacques Attali est aujourd’hui sénile ? Il faudrait voir aujourd’hui ce qu’il a à dire sur les réflexions et propositions d’Etienne Chouard par exemple. A-t-il avancé ? A-t-il été capable de remettre en cause son schéma mental ? Ce n’est pas impossible.

Bien sûr il s’agit de quelqu’un qui fréquente des gens de pouvoir. Qui, ayant le désir de changer le monde, ou de l’améliorer, ne le ferait pas ? Ou ne rêve pas de le faire ? C’est marrant, et suspect, comment Jacques Attali devient aujourd’hui la bête noire des « complotistes » imbéciles paranoïaques qui ne savent que se fasciner (le terme est important) devant l’apparente cohérence de leurs raisonnements. Moi aussi je suis fasciné par la cohérence. Mais je sais qu’elle n’est pas la réalité. C’est pourquoi je limite le champ de cette fascination à la littérature, qui est son légitime et véritable domaine. Lisez Edgar Allan Poe, l’inventeur de la cohérence romanesque comme centralité de la création littéraire. Et oui la cohérence peut produire de la vérité. Mais elle ne la produit jamais quand elle croit être elle-même la vérité. Et bien souvent la réalité d’une spéculation hyper-cohérente n’apparaît que bien plus tard, à l’insu bien souvent de son auteur. Voyez « Eureka » où Edgar Allan Poe « démontre » en 1848, uniquement par hyper-cohérence, que l’Univers tel que nous le connaissons est né dans un Big Bang et continue aujourd’hui à être en expansion, alors que les assises scientifiques de cette découverte n’ont été réalisées que plus d’un siècle plus tard, notamment par les observations d’Edwin Hubble en 1929, puis par la mise en évidence du fond diffus cosmique en 1965.
Quant à Jacques Attali, l’essentiel est dit ici :
« Le bonheur de l’autre est la condition de mon propre bonheur. » (43’30 »)
« Les banquiers […] ont pris une part sur les richesses qu’ils n’auraient jamais dû prendre  » (44’50 »)
« C’est juste un problème d’organisation. » (45 »25 »)
« Il faut faire un gouvernement mondial. » (46 »)
Je pense pour ma part qu’il s’agit d’une bonne base de construction.
Bien à vous,
Alec Tritème.


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